Projet d'aéroport. Hulot pourrait démissionner si Notre-Dame-des-Landes se fait

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Les partisans d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL) comme les opposants au projet sont d’accord sur un point : si le dossier voit le jour, personne n’imagine Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et adversaire du projet, rester au gouvernement.

Ce jeudi 12 octobre, au micro de France Inter, Nicolas Hulot a tenté d’esquiver la question (« Je ne veux pas m’exprimer sur Notre-Dame-des-Landes parce que je vais encore me faire engueuler. On va me dire : Tu n’es pas neutre. ») mais son silence est éloquent. Un désaccord sur l’arbitrage du dossier constituerait un casus belli. « J’ai ce point focus en fin d’année, je le regarderai quand le problème ou la solution arrivera », a fini par lâcher le ministre, avant de reprendre: « Pour moi c’est plus qu’un symbole. On connaît ma position (…) mais croyez-moi, j’assumerai mes responsabilités quand la décision sera prise. »

Rude bataille

Chaque camp poursuit la bataille des mots et des images. L’association « Les Ailes pour l’ouest » orchestre samedi un déménagement symbolique de l’aéroport. Et expédie des cartes postales à l’Élysée pour exiger l’évacuation de la Zad et le début des travaux.

Les représentants de la chambre de commerce vont rencontrer les trois médiateurs NDDL nommés par le gouvernement afin de leur exposer pourquoi, selon eux, un aménagement de l’aéroport existant est impossible.

Les opposants ont demandé à être reçus pour évoquer la répartition des terres qui découlerait d’un abandon du projet.

Information à retrouver dans Presse Océan ce vendredi 13 octobre.